Célébration des 80 ans du retour des Tamari’i volontaires.

Quatre-vingts ans après leur retour au Fenua, les Tamari’i Volontaires continuent d’inspirer. Ce mardi 5 mai 2026 a été marqué par le devoir de mémoire, entre défis sportifs, cérémonies et témoignages de jeunes Polynésiens.

Ce devoir de mémoire est passé par l’effort physique. Depuis octobre 2025, le RIMaP-Polynésie a lancé cinq défis sportifs de 300 kilomètres chacun, en écho aux 300 Polynésiens engagés pendant la Seconde Guerre mondiale. Mardi, en début d’après-midi, la dernière étape s’est achevée en mer : un défi va’a entre Tahiti et Moorea, accompagné par le patrouilleur outre-mer Teriieroo a Teriierooiterai, jusqu’au parc Paofai. 

À l’arrivée, l’émotion a pris le relais de l’effort. Sous une pluie de pétales de fleurs, les rameurs ont été accueillis par près de 300 volontaires du RIMaP. Un symbole fort, en mémoire des 300 Tamari’i Volontaires revenus au Fenua le 5 mai 1946, après l’avoir quitté en 1941 pour libérer l’Europe du chaos de la Seconde Guerre mondiale.

Le premier rameur à fouler la terre ferme n’est pas un inconnu du combat. Marihia Taraufou, habitant de la Presqu’île, termine les plus de 300 kilomètres sans montrer de signe d’épuisement. Blessé en Afghanistan en 2011 après l’explosion d’un engin explosif improvisé, il a rejoint le RIMaP en 2023. Un parcours qui fait écho, à sa manière, à celui des anciens. Le relais est ensuite pris à pied.

Remise du fanion.@Polynesie la 1ère/Mélissa Chongue


Quatre coureurs s’élancent ensuite vers le Haut-commissariat avec le fanion de cette année commémorative, fanion qui symbolise le retour des survivants.
Les participants ont alors entonné  le chant des Tamari’i Volontaires a cappella

Puis est venu le temps officiel : dépôt de gerbes au monument de la France Libre et dévoilement d’une plaque en hommage à Félix Broche, commandant du bataillon du Pacifique mort au champ d’honneur, par le chef de corps du RIMaP-Polynésie, le colonel François Reynaud.

Ce sont des Polynésiens comme nous, qui se sont engagés pour nous. Ça fait prendre conscience de ce que nos aïeux ont fait. C’est honorable”, confie Kohailani, élève de troisième, tee-shirt “classe défense Taaone” sur les épaules. Venue avec sa camarade Capucine et sa professeure d’histoire à la commémoration.

Comme elle, plusieurs élèves ont fait le déplacement. Trois classes “défense” ont assisté aux célébrations.

Quatre-vingts ans plus tard, la mémoire ne s’est pas contentée d’être commémorée traditionnellement comme les autres années, une après-midi complète a pu faire connaitre l’histoire des Tamari’i aux passants de Papeete et aux plus petits

Une partie des descendants des Tamari’i volontaires engagés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sources : Haut-commissariat de la République, Polynésie la 1ère, Tahiti Infos, TNTV.

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